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Education pour tous en Afrique subsaharienne

lun, mar 7, 2011

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L’Afrique subsaharienne a réalisé d’importants progrès en direction de l’Education pour tous (EPT), au cours des 10 dernières années, selon le Rapport mondial de suivi sur l’EPT 2011 édité par l’UNESCO et publié à Dakar. Le Rapport intitulé ‘La crise cachée: Les conflits armés et l’éducation’, note que dans cette région, les taux de scolarisation dans le primaire ont progressé de près d’un tiers et en dépit de la forte augmentation des effectifs d’âge scolaire, que les écarts entre les sexes ont été réduits dans le primaire et qu’un nombre croissant d’enfants est passé de l’enseignement primaire au secondaire.

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Il subsisterait cependant des difficultés majeures, 43 pour cent des enfants non scolarisés du monde vivant en Afrique subsaharienne, le niveau des acquis d’apprentissage étant très bas, les disparités entre filles et garçons restant considérables et les besoins éducatifs des jeunes enfants, des adolescents et des adultes étant encore en grande partie négligés, indique le texte dont le lancement a eu lieu à Dakar, au Sénégal, à Nairobi, au Kenya et à Abuja, au Nigeria, ainsi que dans d’autres continents.

‘Le financement public de l’éducation a beaucoup progressé mais, dans certains pays, la crise financière a entraîné une baisse des dépenses d’éducation et, ailleurs, elle menace l’augmentation des investissements nécessaires à la réalisation de l’EPT’, souligne le Rapport.

Par ailleurs, poursuit le Rapport, l’aide extérieure à l’éducation de base a diminué en 2008, ce qui s’est traduit par une baisse significative de l’aide à l’éducation de base par enfant.

L’édition 2011 du Rapport accorde une attention majeure aux conflits armés et à l’une de leurs conséquences les plus désastreuses, bien que rarement évoquée: leur impact sur l’éducation.

Selon le rapport, les Etats d’Afrique subsaharienne touchés par un conflit affichent des indicateurs de l’éducation qui sont parmi les plus faibles au monde.

Il appelle les gouvernements à faire preuve d’une plus grande détermination pour lutter contre la culture d’impunité qui entoure les attaques dirigées contre les élèves et les écoles, propose un agenda pour améliorer la structure de l’aide internationale et élabore des stratégies visant à renforcer le rôle de l’éducation dans la consolidation de la paix.

Parmi ces stratégies, le rapport recommande l’éducation et la protection de la petite enfance, l’enseignement primaire universel, l’apprentissage des jeunes et des adultes, l’alphabétisation des adultes, la parité et égalité entre les sexes et la qualité de l’éducation.

En Afrique subsaharienne, le taux de mortalité infantile, bien qu’en recul, reste élevé car, avec 1/5 des enfants de la planète, cette région enregistre la moitié de la mortalité infantile.

‘En moyenne, sur 1.000 enfants nés dans la région, 149 n’atteindront pas l’âge de 5 ans’, indique le document, ajoutant que ‘le risque de mortalité infantile est étroitement associé aux revenus de la famille et au niveau d’instruction de la mère’.

Ainsi, au Rwanda et au Sénégal, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est au moins 3 fois plus élevé lorsque la mère n’a pas été scolarisée que lorsqu’elle a un niveau d’instruction correspondant plus ou moins à l’enseignement secondaire.

Par ailleurs, ‘le financement de l’enseignement secondaire universel des filles pourrait sauver jusqu’à 1,8 million de vies par an’, souligne le rapport qui indique que ‘la malnutrition est un obstacle majeur à la réalisation de l’Education pour tous’.

Selon le rapport, ‘l’enseignement préprimaire est loin d’être universel et sa progression est inégale’.

Pour l’Enseignement primaire universel (EPU), ‘les 10 dernières années ont été marquées par une avancée rapide. Entre 1999 et 2008, 46 millions d’enfants supplémentaires ont été scolarisés dans l’enseignement primaire en Afrique subsaharienne’, selon le document, qui indique que ‘le nombre d’enfants non scolarisés diminue, mais à une cadence variable selon les pays. Beaucoup d’enfants de la région ne seront toujours pas scolarisés en 2015.

Plusieurs pays encore assez éloignés de la réalisation de l’EPU, y compris l’Éthiopie, Madagascar, le Malawi et le Tchad, ont vu leur taux de survie décliner depuis 1999′.

S’agissant de l’apprentissage des jeunes et des adultes, le rapport révèle que la fréquentation des écoles secondaires a augmenté rapidement, mais que les besoins de nombreux élèves restent sans réponse, alors que la participation à l’Enseignement supérieur demeure faible.

Pendant ce temps, le nombre d’adultes analphabètes est en hausse constante et la majorité des pays n’a toujours pas atteint la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire.

Pour la qualité de l’éducation, dans beaucoup de pays, le niveau des acquis d’apprentissage est d’une faiblesse désespérante, indique le document.

Quant au financement de l’éducation, il est freiné, dans de nombreux pays, par la récente crise financière, même si les gouvernements investissent davantage dans l’éducation et que le niveau global de l’aide internationale a augmenté.

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 Source: Afriquejet.com

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