A A

L’auto-emploi, une solution pour vaincre le chômage

jeu, sept 9, 2010

Initiatives

Lis moi avec ReadSpeaker

Certains jeunes diplômés du Maroc ont trouvé un moyen de lutter contre le chômage, en s’engageant dans des activités en-dehors de leurs domaines d’expertise, tentant leur chance dans différents domaines, y compris ceux qui exigent un travail manuel.

Les exemples ne sont pas difficiles à trouver.

Nombre d’entre eux travaillent comme artisans, serveurs, gardiens de sécurité, pour ne citer que quelques exemples. D’autres ont décidé de prendre leur destin à bras-le-corps.

Jamal Bachiri, titulaire d’un diplôme en littérature arabe, a connu le chômage pendant deux ans, jusqu’à ce qu’il décide de travailler comme assistant dans une boutique de vêtements. Après avoir travaillé pendant deux ans pour le salaire minimum garanti, il a décidé d’ouvrir son propre magasin. Il a emprunté les fonds nécessaires auprès de membres de sa famille et s’est lancé courageusement dans cette nouvelle aventure.

Aujourd’hui, Bachiri remercie Dieu d’avoir pu surmonter ses appréhensions et d’avoir pris le risque d’ouvrir sa propre boutique. « Je n’avais rien, sinon la volonté d’évoluer. Si j’avais hésité un seul instant, je serais toujours un simple vendeur qui nourrit l’espoir de réussir un jour dans un concours de la fonction publique pour sortir de sa misère« , a-t-il expliqué à Magharebia.

« Mes deux frères travaillent avec moi et je compte développer davantage mon affaire dans un avenir proche. Il faut croire en ses rêves et foncer droit au but« , a-t-il ajouté.

Bachiri appelle les jeunes à prendre leur destin en main et à ne dédaigner aucun travail car au fil du temps, on acquiert de l’expérience. Il souligne que les diplômés sont les mieux habilités à apprendre vite les rouages des métiers même dans des domaines qui sont loin de leur spécialité d’études.

« Il faut avoir confiance en ses capacités« , explique-t-il.

Nawal Fassimi, 28 ans, diplômée en gestion d’entreprise, espère fonder une crèche. Il y a cinq ans, elle cherchait un emploi stable dans une société privée, mais sans succès. Elle a accumulé les stages, sans pour autant pouvoir trouver un poste durable.

Entre-temps, elle organisait des cours de soutien scolaire le soir pour aider des élèves du primaire et du collège, et arrivait à s’assurer un revenu mensuel de 2 000 dirhams. Elle s’est, ainsi, trouvée une vocation pour l’enseignement.

« Je créerai mon propre établissement avec un partenaire privé, au lieu de chercher un petit poste introuvable« , explique-t-elle. « Je commencerai les formalités administratives dans quelques mois. Tout est presque prêt. Plusieurs de mes amies sont encore au chômage et sont toujours dans l’attente. »

Le sociologue Hamid Soundoussi explique qu’un grand nombre de jeunes diplômés préfèrent attendre des années un poste dans une administration et ne daignent pas s’engager dans des activités professionnelles jugées « mineures ».

« Cette situation existe du fait de la solidarité familiale qui permet aux jeunes de rester sans emploi« , explique-t-il. « Les parents sont solidaires de leurs enfants et les prennent en charge financièrement pendant des années. Aussi, bon nombre de jeunes ne sont-ils pas contraints de chercher une alternative et continuent d’attendre la fonction publique. »

Soundoussi ajoute que le système éducatif devrait s’attacher à développer l’esprit d’entreprise et d’initiative chez les élèves.

Ces trois dernières années, un concours destiné à stimuler l’esprit d’entreprise chez les jeunes lycéens a été lancé. L’idée est d’encourager les élèves à monter leurs propres micro-projets et à vendre les produits de leur choix.

Une formation est dispensée au préalable aux candidats au bac, pour les initier au monde de l’entreprise et les familiariser avec la manière dont fonctionnent les banques.

« Ce programme a formé en 2010 plus de 3 000 élèves dans plusieurs villes, soit trois fois plus que l’année dernière« , a souligné M’hammed Abbad Andaloussi, vice-président et directeur général de l’association Injaz Al-Maghrib, qui supervise cette opération en partenariat avec le ministère de l’Education nationale. « L’objectif est d’en former 100 000 au cours des cinq années à venir. »

Pour vous tenir à jour inscrivez-vous à notre newsletter hebdomadaire.

Source: Magharebia.com

Tags: , , , ,

  • driss

    la formation et l’emploi sont deux actions intimement liées et méritent l’attention de l’individu et de sa
    nation,voire le compotement individuel ou microéconomie
    et le comprtement collectif,ou macroéconomie.La notion
    « auto »s’applique aux deux ,bein sûr.Toute solution à
    envisager,que ce soit pour la formation ou l’emploi exige
    une prise de conscience des promesses et des menaces,voire
    des avantages et des coûts.Les objectifs à tracer méritent
    d’être rélistes,réalisables,précis,cohérents et hiérar-chisés.L’adéquation formation-emploi nécessite la colla-boration des divers acteurs,afin de surmonter les divers
    obstacles d’ordre logistique,institutionnel,social,écono-
    mique et technologique.Les concepts,les mesures et la finalité de tout processus éducatif et de valorisation des
    ressources humaines à tous les niveaux,local,régional et
    national sont à concevoir et à utiliser avec conviction.La
    relation entre le chomage et l’inflation,ayant fait l’objet de nombreuses études empiriques,met en exergue la
    nature de l’emploi,sous diverses conditions macroéconomi-ques,en termes de structure et de conjoncture.En tout état
    de cause,et selon Michael E Porter,Spécialiste Incontesté
    en Stratégie et Management,de l’Universite de Harvard,USA,
    la Stratégie est l’art de connaître ce qu-il ne faut pas
    faire.En outre,le comportement de la personne est fonction
    de la personne elle même et de son environnement au sens
    large du terme,selon Kurt Lewin,Psycho-sociologue et Père
    de la Dynamique des Groupes.Toute généralisation est à éviter ,au vu des spécificités des activités à accomplir
    et des exigences en termes des trois types de savoir,dont
    le savoir »to know »,le savoir faire »know how »,et le savoir
    être,ou »show how. »


SUIVEZ NOUS
NWSLT RSSFCBKtwitterlinkedInVimeo

Retrouvez nous

En construction

SELECTION VIDEOS
It’s a media world
Suite ...

Publicité

PARTENAIRES MEDIA