e-Learning et environnement en Afrique
D’ici 2020, le volume des déchets électroniques issus des vieux ordinateurs en Afrique du Sud et en Chine fera un bond de 200 à 400 % par rapport aux niveaux enregistrés en 2007.
Pour faire face à l’augmentation brutale des déchets électroniques, des représentants du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont déjà élaboré une stratégie qui se base sur une capacité interne à développer des cours et à gérer des programmes de e-Learning. Cette agence issue des Nations Unies a également établi plusieurs partenariats stratégiques avec des institutions spécialisées à travers toute l’Afrique.
En 2008, les ministres africains de l’Environnement ont appelé à une action concertée visant à intégrer le e-Learning au sein d’un programme de travail des autorités environnementales de toute l’Afrique souligne Gérard Cunningham, de la Division de l’alerte rapide et de l’évaluation du PNUE. Cela a pour but d’intensifier l’éducation et la formation, ainsi que la portée de leur action, par rapport à la manière de traiter les problèmes liés à l’environnement et par la même occasion, modifier le comportement des citoyens.
«Nous bâtissons un réseau de e-Learning englobant toutes les institutions environnementales du continent afin de renforcer le rôle des autorités environnementales nationales et de favoriser la concertation entre le ministère de l’Environnement et les ministères de la Santé et de l’Éducation au sein de chaque pays», explique M. Cunningham, qui s’est fortement impliqué dans ce processus et dirige l’équipe e-Learning au PNUE.
En décembre 2007, le PNUE a entamé un partenariat avec l’ICWE, organisateur du e-Learning Africa, en vue de renforcer les capacités dont le besoin se fait sentir avec insistance dans les domaines de l’apprentissage et de la formation assistés par les nouvelles technologies pour l’éducation environnementale.
Durant la quatrième Conférence du e-Learning Africa qui s’est déroulée l’an dernier, des représentants des autorités environnementales de quatorze pays africains se sont mis d’accord sur les rôles et les responsabilités associés à la mise en place d’un réseau africain de e-Learning environnemental.
Ce réseau comprend un certain nombre de centres sous-régionaux et de centres de e-Learning nationaux. «L’une des missions premières de ce réseau consiste à élaborer des stratégies et des plans d’action visant à intégrer l’apprentissage assisté par les nouvelles technologies et à faciliter ainsi le travail dans les domaines de la formation, de l’éducation et de la sensibilisation», souligne M. Cunningham.
Les deux pays les plus pollueurs au monde sont les Etats-Unis et la Chine qui produisent respectivement 3 et 2,3 millions de tonnes de déchets électroniques dangereux chaque année.
Des pays tels que le Kenya, le Sénégal et l’Ouganda rejettent un volume de déchets électroniques qui, s’il est aujourd’hui relativement faible, va probablement augmenter de façon alarmante au cours des prochaines années. Cependant, les experts demeurent optimistes car ils affirment que ces pays devraient tirer un grand profit du renforcement de leurs capacités concernant les technologies dites «de prétraitement», comme par exemple le démontage manuel des déchets électroniques, le recyclage des matériaux…
Le PNUE recommande donc à ces pays de créer des centres d’excellence pour la gestion des déchets électroniques. Comment ? En renforçant le fonctionnement d’organisations existantes opérant dans le domaine du recyclage et de la gestion des déchets. Car il faut savoir que la majorité des déchets électroniques actuels provient de tout un ensemble d’électroménager et de matériel électronique (vieux ordinateurs hors d’usage, de téléphones portables, d’imprimantes, d’appareils photos, de réfrigérateurs, de téléviseurs…).
Source: e-Learning Africa
Tags: Afrique, e-learning, éducation, environnement, Formation, PNUE









ven, avr 2, 2010
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