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Les pôles de compétitivité, un avant goût de l’économie du savoir

mer, sept 8, 2010

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La Tunisie, déterminée à développer son infrastructure technologique et à promouvoir les créneaux innovants, ambitionne d’édifier l’économie du savoir et de s’ériger, à moyen terme, en pôle industriel et technologique régional.

L’engagement des pouvoirs publics dans l’aménagement et le financement des pôles de compétitivité, ne fait que conforter cette démarche.

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L’objectif est de créer une synergie entre les systèmes de production, de recherche et de formation. Il s’agit également de promouvoir les investissements dans les créneaux porteurs, d’améliorer la compétitivité des entreprises et de créer le maximum d’emplois, notamment, au profit des diplômés du supérieur.

Avec les technopoles, la Tunisie consacre, une évolution qualitative de son économie qui migre d’une économie basique vers une économie de services à forte valeur ajoutée.

Dans cette optique s’inscrit l’audience accordée, mercredi, par le chef de l’état au ministre de l’industrie et de la technologie et consacrée aux moyens d’améliorer la compétitivité des entreprises. L’entrevue a été l’occasion de faire le point sur les réalisations accomplies et les objectifs fixés dans ce domaine.

24 Technopoles à l’horizon 2014

A cet effet, il est prévu de porter le nombre des technopoles à 24, à l’horizon 2014, soit 1 technopole par gouvernorat, de créer 100 000 emplois dans les secteurs à forte composante technologique et d’attirer près de 1400 entreprises multisectorielles, a déclaré, à l’Agence TAP, Mme Samira Ben Souf Ben Amara, Directrice générale de l’infrastructure industrielle et technologique au ministère de l’industrie et de la technologie.

Ces pôles de compétitivité mobiliseront des investissements de l’ordre de 1 milliard de dinars, dont 300 millions de dinars seront assurés par l’Etat et 700 millions de dinars à la charge du privé.

La Directrice générale a affirmé que l’objectif recherché est d’améliorer la compétitivité de l’industrie tunisienne, de miser, à cette fin, sur des filières qui présentent un fort potentiel de développement, à l’instar du textile technique, de l’agroalimentaire, de la mécatronique (synergie mécanique-électronique – informatique).

Les chantiers mis en route, dans cette perspective, ne manqueront pas de favoriser la transition des technopoles (dimension réduite) à des pôles de compétitivité, voire, un seul espace qui regroupe, le technopole, la zone industrielle et le réseau de partenariat recherche- formation-production.

De nos jours, la Tunisie compte, au total, une dizaine de pôles de compétitivité dont deux sont en phase foncière (recherche de terrainà).

Il s’agit des pôles de Gabès et de Béjà, dont l’entrée en service est prévue pour 2012, estime la responsable.

Pour le reste, la Directrice générale n’a pas manqué de relever avec grande satisfaction l’état d’avancement des travaux d’aménagement de l’ensemble des pôles programmés et surtout du nombre encourageant des demandes d’implantation des entreprises.

Rien que pour le pôle de Monastir – El fejja (textile), le taux d’implantation prévu, est de l’ordre de 70%, a-t-elle affirmé.

Ceux de Bizerte (agroalimentaire), Sousse( Industries mécaniques électriques et électroniques (IMEE)), Gafsa (multisecteur et multisite) et El Ghazella (TIC), connaissent, selon la responsable, un stade d’aménagement assez évolué, les habilitant à abriter, dans de bonnes conditions, les entreprises désirant s’y implanter.

Pour le reste des pôles de compétitivité , en l’occurrence Borj Cedria( énergies renouvelables, environnement, développement durable,à.), Sidi Thabet (biotechnologie) et Sfax (TIC, multimédia.), Mme Ben Amara a avancé que le premier est en phase de promotion et de marketing tandis que les deux autres sont en phase intermédiaire, c’est à dire, entre l’aménagement et la promotion du site.

Parallèlement, l’infrastructure technologique sera renforcée à travers la mise en place de centres de ressources technologiques au sein des pôles de compétitivité. Cette structure, qui sera financée par l’état et gérée par les centres techniques sectoriels, aura pour mission de favoriser le transfert des technologies vers les entreprises (prototypage, analyse et essai, expérimentation, production à petite échelle).

Autres projets prévus, dans ce domaine, la création de la cité technologique d’El Agba, dont l’entrée en service est prévue pour 2013.

D’un coût global de 50 millions de dinars, ce projet aura pour principales composantes, un laboratoire central d’analyse et d’essai, un centre technique de l’agroalimentaire et de la chimie, plus de 30 laboratoires.

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Source: TAP

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  • driss

    Les pôles de compétitivité sont des instruments conçus en
    vue d\’accélérer le développement économique et social.Il
    s\’agit d\’une approche intégrée basée sur la collaboration
    étroite entre divers partenaires selon une agenda tracée
    à l\’avance.L\’infrastructure,les institutions,les innovations,et les incitations sont des facteurs intimement liés qui sont pris en considération.L\’économie du savoir demeure la priorité des priorités.La fisabilité
    des projets porteurs est conçus sous trois angles,voire
    technique,économique et social.Les trois questions à se
    poser sont:What gets done?ou que faut-il faire?,who benefits?ou l\’identification des bénéficiaires?et finalement,who controls?l\’acceptabilité sociale?l\’idée
    principale de \"pôles de compétitivité\"remonte à François
    Perroux,éminent économiste français,et auteur de \"L\’Economie du XXè Siècle\"qui n\’a cessé de divulguer
    ce concept,et auquel on doit rendre un hommage posthume,
    et qui demeurera une source incontournable de littérature,
    en matière de développement économique.Selon lui,la croissance économique a trait à l\’augmentation de la taille de revenu,et peut se mesurer,selon des indicateurs
    appropriés,alors que le\"développement est égal à la croissance plus les institutions et les structures.Ces
    concepts-clés sont à la base de toute stratégie qui repose
    sur les pôles de compétitivité,conçus comme des instruments indispensables pour la réalisation des projets.En tout état de cause,le\"savoir\"repose sur trois étapes intimement liées,voire \"le savoir,en termes de connaissances de tout genre,en tant que socle,suivi par
    le\"savoir-faire\"ou\"know-how\",voire l\’apprentissage ou uti-lisation appropriée des innovations au sens avancé par
    Joseph Schumpeter au début du XXème Siècle,finalement\"le
    savoir quoi faire\"ou processus de développement proprement
    dit,visant la valorisation de l\’ensemble des ressources
    dans le cadre de\"pôles de compétitivité.\"Les quatre phases
    de toute stratégie,,en ce domaine,visent la planification,
    l\’organisation,la motivation et l\’évaluation des résultats
    eu égard aux objectifs-cibles et aux contraintes inévita-
    bles.Cette expérience requiert davantage de sensibilisation à tous les niveaux et la collaboration des
    multiples acteurs,le long de ce processus de longue haleine.


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